Concours pour le nouveau Planétarium

Fiche Technique

Emplacement : Montréal, QC
Client : Ville de Montréal
Date du concours : 04/2009
En collaboration avec : Atelier Big City

La volonté d’offrir à Montréal un édifice scénographique, marquant et durable qui contribue à l’intensification de la vie urbaine et au succès de l’ensemble formé par les Muséums nature de Montréal, soutient l’approche adoptée pour la conception du nouveau Planétarium. Le nouveau Planétarium est le fruit d’un travail collectif qui est à la fois intuitif ou poétique : spatialement et perceptuellement, quels espaces architecturaux et urbains propose-t-on aux visiteurs, aux employés du Planétarium et aux citoyens en général? et scientifique : comment répondre le mieux possible aux exigences du programme, décider des stratégies de développement durable et les intégrer totalement au projet tout en respectant les limites du budget? Dans le développement du projet, ces aspects s’informent mutuellement. Dès le départ, une première idée s’est imposée clairement, il s’agissait de cartographier l’univers, d’édifier le ciel en quelque sorte et de traduire en architecture l’émerveillement que l’on peut ressentir sous la voûte céleste, sa profondeur et son échelle impalpable pour le communiquer subtilement. Cette idée a orienté un travail de conception de l’espace, où le brouillage des limites, de la profondeur des espaces construits et de l’enveloppe prennent une grande importance. Par ailleurs, à partir d’une analyse rationnelle du site et du programme, et pour réaliser la meilleure connexion au Biodôme un parcours qui, paradoxalement, mène de la clarté à la pénombre s’est dessiné du niveau 100, qui est en réalité celui du sous-sol, vers les niveaux supérieurs. Dans une perspective d’étirement vertical de notre planète vers l’espace, ce paradoxe n’est toutefois pas dénudé de logique. Des stratégies élémentaires de développement durable ont rapidement cristallisé la géométrie de l’édifice et établi l’importance d’un mur solaire qui, en traversant l’intérieur sur trois niveaux, devient, un repère architectural et un élément scénographique fort autour et dans lequel s’organisent la distribution et le pré-conditionnement des flux d’air : l’approche au développement durable est indissociable de l’architecture; elle est partie prenante de la scénographie. Dans l’optique où le Planétarium a pour mission de faire connaître et apprécier à la population les sciences de la nature et puisqu’il est un des Muséums nature de Montréal, l’intégration et l’expression de dispositifs paysagers et construits qui contribuent à minimiser, voire alléger l’exploitation et l’usure de notre propre planète s’impose. Les principes de développement durable sont également reliés à l’ambition d’intensifier la vie urbaine dans un lieu qui tend davantage à être envahi ponctuellement, puis déserté, qu’occupé au quotidien. Déjà, le seul programme du Planétarium contribuera en soi à augmenter le flot de visiteurs qui s’y rendront. Ses aménagements extérieurs, en déminéralisant la dalle olympique (le nouveau jardin olympique?) et en créant une variété d’espaces appropriables renforce le lien au très bucolique jardin botanique et inciteront aussi les promeneurs à y venir et à poursuivre leur déambulation d’un à l’autre…